Escales liées, en marches …

Marcher, marcher ! monter ! marches après marches, je vais y arriver !

L’ascenseur parait difficile, voir impossible vu d’en bas !
De plus, on n’aperçoit pas le haut de cet escalier !
Alors pourquoi vouloir si intensément l’atteindre ?
Certains diront : « pour se rapprocher de Dieu » mais pour moi inconnu et Dieu ne font qu’un !
Je préfère l’idée de me rapprocher des étoiles, de l’univers, du firmament, qui sont également synonyme d’inconnu.
Se battre pour atteindre un non-objectif, peut être est ce cela l’intérêt de l’existence ?
Certains préfèreront mettre fin à leurs jours afin d’éviter cette pénible ascension, celle de l’escalier de l’existence.
Moi, je préfère trainer ce lourd corps jusqu’en haut,
car les vrais réponses sont les nombreux paliers de celle-ci.

J’associerai l’enfance au rez-de-chaussée et au jardin d’enfants, non loin de son entrée.
Nous entamons alors notre ascension,
les premiers étages,
y croisant de drôles de personnages, nous paraissant tous beaux, amusants, intéressants !
Ce sont les étages de la découverte et de la surprise !
Ils sont colorés, vivants, lumineux telle la lumière de la connaissance.
Les étages suivant sont plus ardus à gravir ! De plus, plusieurs marches sont manquantes à leurs accès !
C’est l’adolescence.
Semée d’embuches et de pièges, et l’étape suivante sera le début de la vie d’adulte.
Avant d’y arriver, il faut tout de même enjamber les marches prêtent à s’effondrer.
Mais pour cela, encore faut il les détecter, savoir les repérer !
Plus d’un s’y sont perdus !
d’autres se sont rattrapés in-extremis au bord de la marche suivante, d’autres encore, ont eu la chance d’avoir les bonnes personnes à leurs cotés pour leur rattraper la main au moment même ou ils étaient suspendu au vide !
Les paliers qu’on traverse à ces périodes sont parfois clairs et propres, sur d’autres, la lumière du plafond clignote et s’éteint, nous laissant alors dans la pénombre et le doute.
A cet instant, seuls les lumières d’en bas font danser des clairs-obscure sur nos visages.
Quand on s’en sort alors, on croit être à mis parcours de cet ingrat escalier alors que l’on est à peine à tiers-chemin !
On se sent alors plus léger, la pente des marches semble moins raide, mais gare aux terribles paliers et aux sinistres personnages qui y habitent et nous attendent !
C’est une période d’ascension heureuse tout de même. Parfois, on rencontre sa conjointe à l’un de ces étages ! D’autres fois même, un enfant vient lui aussi agrémenter nos existences, nous autorisant alors à prendre un ascenseur vers le rez-de-chaussée, pour un temps, bénit, avant la remontée vers la réalité.
Puis arrivent les noirs étages, ceux de la perte de nos êtres chers.
Ces étages sont obscures, noirs tel le charbon ! Et on tâtonne pour trouver une lumière sans jamais y parvenir.
Ce qui nous fait avancer, c’est la petite lueur de haut de l’escalier et celle du rez-de chaussée aussi.
Mais après ces dures étapes, les lumières sont un peu plus blâfardes !
Seule la vision du bas de l’escalier et des gens qui s’y trouvèrent, nous fait continuer l’ascension.
Même si nos jambes sont lourdes, la montée s’éclaircit. A quelques marches du dernier étage, nous somme alors comme perché, n’ayant d’yeux que pour l’escalier que l’on vient de gravir, observant d’autres, faire leurs ascensions.
Puis on s’assied sur le toit de nos édifices, attendant la réponse ultime, elle viendra par le haut, on le sait !
Pourquoi ne pas avoir prit l’ascenseur me dirait vous ?
Car l’intérêt de l’existence, c’est de gravir cet escalier,
afin d’y déposer son corps et de laisser s’envoler son esprit vers la lumière…
Manu
05-09-06

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